Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins) – Historique 

Dr Nicolaidis a commencé à voir une augmentation de la demande des patientes à se faire explanter les implants mammaires à l’automne 2018, principalement pour les celles atteintes de la maladie des implants mammaires (BII). À l’époque, il pratiquait alors toujours les augmentations mammaires avec des implants, pensant que toutes les patientes ne développent pas nécessairement la BII. Alors qu’il voyait de plus en plus de patientes atteintes de BII, il a commencé à se demander quels étaient les facteurs de risque qui conduiraient une patiente à tomber malade avec des implants mammaires et une autre à rester en bonne santé. Après des discussions et des présentations avec divers « experts en BII », Dr Nicolaidis a commencé à essayer d’identifier ces facteurs de risque de BII (exemple : problèmes de peau suggérant un système de défense médiocre contre l’environnement ou des antécédents de maladie auto-immune). Au printemps 2021, alors qu’il voyait plus de patients pour l’explantation d’implants que pour l’augmentation, il a commencé à rencontrer des patients qui avaient développé une BII même si elles n’avaient aucun facteur de risque connu. Face à ce problème, Dr Nicolaidis n’était plus certain de ne pas nuire aux patientes en implantant des prothèses mammaires. Il a donc cessé d’utiliser des implants mammaires en mai 2021.

Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins) – Objective

Bien que le Nicolaidis n’utilise plus d’implants mammaires, il perfome toujours les augmentations mammaires par transfert de gras, chirurgie aussi appelé « lipogreffe des seins ». Il y a quelques années, Dr Nicolaidis hésitait à proposer le transfert de gras aux patientes explantées initialement en raison de la préoccupation théorique d’augmenter le risque de cancer du sein avec le transfert de cellules graisseuses ainsi que de son insistance à ne pas risquer une nouvelle épreuve pour ces patientes. Il a depuis consolidé qu’aucune étude ou enquête n’a jamais montré ou suggéré de risque accru de cancer du sein avec transfert de graisses vers le sein au cours des 20 années écoulées depuis les débuts de sa pratique.

La survie de la graisse transférée au niveau du sein (ou n’importe où ailleurs dans le corps) est basée sur le fait que la graisse est en contact direct avec le tissu mammaire de la patiente afin de recevoir de l’oxygène et du sang. Pour cette raison, seules de fines lignes de graisse sont injectées dans le tissu mammaire. À mesure que de plus en plus de graisses sont transférées au sein, le risque d’accumulation de graisse augmente de sorte qu’une partie de la graisse n’est plus exposée aux tissus de la patiente. Cette graisse mourra par la suite, entraîner une résorption (perte) du gras et une possible formation de kystes ou de micro-calcifications. Ceux-ci peuvent être mal interprétés sur les mammographies comme un cancer du sein possible, nécessitant des investigations pour écarter cette possibilité. En résumé, moins de gras l’on transfert, plus le taux de perte est faible et moins de complications s’ensuivent. Pour ces raisons, Dr Nicolaidis privilégie les transferts de gras de petit à moyen volume vers les seins, jamais de gros volumes.

Une catégorie de patientes pouvant bénéficier d’une lipogreffe des seins sont celles dont les implants mammaires ont été retirés pour BII ou pour autres raisons. Ces patientes demandent souvent s’il est possible de transférer de la graisse au moment de l’explantation. Dr Nicolaidis décourage cela pour une simple raison. Tel que mentionné ci-haut, la survie de la graisse est basée sur son environnement avec les tissus de la patiente. Si la graisse pénètre dans la zone où les implants viennent d’être retirés, cette graisse mourra immédiatement et pourrait entraîner une surinfection. Il va de soi que les patientes explantées qui peuvent le plus bénéficier du transfert de graisse sont celles qui ont un tissu mammaire minimal au départ, ce qui rend encore plus difficile l’injection de graisse dans leurs tissus et plus susceptible d’aller dans la zone explantée. Pour ces raisons, le Dr Nicolaidis effectuera généralement des transferts de graisse vers le sein en tant que procédure secondaire 4 à 6 mois après l’explantation, lui permettant de corriger les irrégularités et les asymétries s’il y en a. Il demeure important de noter que plus de 90% des patientes sont satisfaites du résultat esthétique de leur explantation avec redrapage et ne désirent pas de lipogreffe par la suite.

Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins) – Anesthésie

Les transferts de gras, demandent normalement à être effectués sous anesthésie générale, en salle opératoire.

Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins) -Techniques chirurgicales

Pour effectuer un transfert de gras, le gras est d’abord retiré par liposuccion en utilisant les techniques de liposuccion conventionnelles. Toutefois, au lieu de rejeter le gras, Dr Nicolaidis le concentre par divers moyens et le réinjecte ensuite aux régions envisagées. Une attention particulière doit être apportée afin d’éviter d’effectuer des injections excessives, ce qui pourrait engendrer une nécrose des cellules graisseuses (perte des cellules graisseuses), ayant pour résultat une plus grande résorption de gras.

Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins)- Convalescence

Les patients doivent généralement porter une gaine de compression aux endroits où le gras a été retiré, durant les premiers jours après la chirurgie, période pouvant s’étendre jusqu’à un mois après la chirurgie pour transfert de gras. À l’opposé, on demande aux patients d’éviter d’appliquer une pression aux régions receveuses de la greffe de gras, ou du transfert de gras.

Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins)- Retour au travail

Dans le cas des transferts de gras sous anesthésie locale (petites quantités de gras liposuccionnées et transférées au bureau de Dr Nicolaidis), les patients peuvent retourner au travail sans délai. En ce qui a trait aux transferts de gras plus importants, les patients peuvent généralement retourner au travail quelques jours après un transfert de gras, bien que l’enflure et les ecchymoses puissent demeurer pour quelques semaines.

Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins)- Complications possibles

Le problème le plus commun après un transfert de gras réside dans les irrégularités à la surface de la peau, incluant les rides et la dépression de la peau. Tel que mentionné, il existe un risque de résorption (disparition) de jusqu’à 50% du gras transféré. Parmi les risques liés aux transfert de gras, l’on retrouve aussi la formation de kystes, l’infection, la microcalcification et la perte des cellules graisseuses. Finalement, quoique non prouvée, il existe une théorie préoccupante à l’effet que des injections de gras aux seins pourraient provoquer le développement de cellules cancéreuses.

Augmentation mammaire par transfert de gras (lipogreffe des seins)– Conseils post chirurgie

Durant la première semaine après chirurgie pour transfert de gras & injections de gras (lipogreffe), veuillez :

• Gardez vos pansements secs et propres ;

• Lavez vous à l’éponge ;

• Éviter de mettre de la pression au niveau de la région où le gras a été injecté ;

• Portez vos gaines, (s’il y a lieu selon le lieu) de façon continue ;

• Marchez au moins 5 minutes à toutes les heures de la journée (évitez de garder le lit constamment).

Il est important de vous rendre à votre rendez-vous post opératoire pour transfert de gras & injections de gras avec Dr Nicolaidis, même si vous vous portez très bien. Communiquez dès maintenant avec nous si vous n’avez pas de rendez-vous déjà assigné (le premier post opératoire est normalement assigné avant chirurgie).

Après la première semaine post chirurgie injection et transfert de gras :

• Continuez à gardez vos pansements secs et propres jusqu’à nouvel ordre par Dr Nicolaidis ;

• Évitez de mettre de la pression dans la région où le gras a été injecté pour un minimum de 2 semaines supplémentaires ;

• Lavez vous à l’éponge ou avec une douche téléphone, prenant soin de ne pas mouiller vos pansements ;

• Éviter d’exposer vos cicatrices au soleil pour une période de 6 mois ;

• Avant de prendre un bain ou une douche à nouveau, vous devez demander à Dr Nicolaidis si vous le pouvez.

• Continuez à porter vos gaines (s’il y a lieu) en tout temps jusqu’à ce que Dr Nicolaidis vous avise autrement.

• Continuez à bouger, de façon à éviter des complications dues à la passivité, tel que des caillots sanguins (marchez régulièrement durant la journée).